En match amical ce vendredi soir dans le nouveau Wembley, l'Angleterre et le Brésil se sont quittés sur un match nul 1-1.
C'est une belle équipe anglaise qui a tenu tête ce vendredi à une non moins belle équipe brésilienne 1-1. Ce match au parfum de Coupe du Monde a tenu toutes ses promesses dans ce nouveau Wembley où le God Save The Queen a résonné plusieurs fois en cours de match devant le spectacle offert par les deux équipes et surtout celui de l'équipe locale. Pas de nombreuses occasions franches certes de part et d'autres, mais un match vivant a été offert aux spectateurs de Wembley. Ils ont d'ailleurs pu assister à l'excellente rentrée de David Beckham à l'origine du but anglais sur un de ses coup-francs dont il a le secret, prolongé de la tête par John Terry le défenseur de Chelsea et successeur du Spice Boy comme capitaine. Comme un symbole.
Mais alors que l'Angleterre tenait sa victoire de prestige face aux Brésiliens, un relachement en toute fin de match permettait aux Brésiliens de revenir au score et de repartir de Wembley avec un match nul. Les Cariocas peuvent remercier Diego le meneur de jeu du Werder Brême qui a fêté dignement sa distinction de meilleur joueur de la saison en Bundesliga, en égalisant de la tête, lui le plus petit joueur sur le terrain. Les Anglais pourront regretter d'avoir lacher la victoire dans les dernières secondes de la partie, mais peuvent se montrer confiants pour le match de mercredi, très important, face à l'Estonie. Avec un Beckham retrouvé, l'Angleterre peut de nouveau rêver à la qualification pour l'Euro 2008. Un match rassurant pour tous les supporters des Three Lions.
Angleterre - Brésil : 1-1
Buts : Terry (68e) pour l'Angleterre, Diego (92e) pour le Brésil.
David Beckham n'a pas suffi. Pourtant, le Spice Boy a rempli son contrat face au Brésil (1-1). Rappelé en sélection par Steve McClaren, l'ancien chouchou de Manchester United devait redonner un coup de fouet au jeu du Three Lions, complètement aphone depuis le dernier Mondial. Dans la lignée de ses sorties domestiques sous le maillot du Real Madrid, la future recrue des Los Angeles Galaxy a profité des retrouvailles de tout un pays avec l'enceinte rénovée du mythique Wembley pour rappeler à tout ce joli petit monde qu'elle était la fonction première de son pied droit magique : centrer. Ce n'est pas Terry, complice décisif d'un soir, qui s'en plaindra.
Beckham a fait le métier donc. Et a même eu les honneurs d'une standing-ovation. L'ennui, c'est que l'ancien capitaine de la sélection anglaise aurait peut-être préféré à cet aveu d'amour national une célébration commune dans les travées de Wembley, un hommage bruyant d'une victoire historique par exemple. Finalement, et l'inlassable animateur du flanc droit du Real Madrid le sait, son équipe est passée tout prêt d'une grande désillusion.
Longtemps bousculée par la vitesse, la maîtrise balle au pied et la technicité des Brésiliens, l'Angleterre a longtemps cru que son retour à Wembley ressemblerait à un chemin de traverse. La faute au festival des artisans du jeu auriverde, Ronaldinho et Kakà, insaisissables pour Carragher, Gerrard et consorts. Robinson, l'un des seuls à ne pas se noyer devant l'insolence domination adverse, a eu le bon goût de repousser une volée instantanée de l'ancien Parisien (50e) quand ce n'est pas le cadre qui fuit complètement les pieds du second.
Diego surgit
Décrié par le public anglais et critiqué à toutes les sauces par la presse locale, Steve McLaren a eu le mérite d'imiter son équipe : wait and see. Après avoir assez étudié le manque de dynamisme et d'inventivité offensive de son groupe, le sélectionneur lance le feu follet du couloir gauche de Tottenham, Stewart Downing (62e). Ce dernier réveille Helton (64e) et profite du coup de bambou adverse pour ouvrir l'appétit des siens. Une faim rassasiée par un joli coup de patte de Beckham sur coup franc et un coup de crâne toujours aussi précieux de Captain Terry (1-0, 68e).
Wembley s'anime de nouveau. Et frissonne presque aussitôt. McClaren, si habile lors du coaching précédent, manque de ruiner tout son travail avec l'entrée en jeu catastrophique de Brown, le défenseur de Manchester United manquant d'offrir le but égalisateur à Afonso Alves (74e). Devant tant de fébrilité, le Three Lions ne pouvait obtenir que ce qu'ils méritait. Une vérité matérialisée par une nouvelle tête, cette fois brésilienne et signée Diego, triomphant dans les ultimes instants d'une défense anglaise complètement passive (1-1, 90e).
A défaut de se rassurer complètement, les partenaires de David Beckham ont prouvé qu'ils avaient du coeur. Ils en auront bien besoin mercredi lors de leur déplacement en Estonie pour se relancer dans le groupe E qualificatif pour l'Euro 2008. Heureusement, cette fois, le Spice Boy et sa botte magique seront de la partie.